Droits des femmes
Dans l'est du Congo, les femmes font le travail et sont vues comme incapables de le faire. Une grande partie de ce que fait la Fondation est économique et médicale ; cette page parle du reste : être aux côtés d'une femme quand on lui prend ses droits, et changer ce qu'un village attend d'elle.

Aux côtés des survivantes
Les femmes de cette région ont vécu des niveaux élevés de violences sexuelles et domestiques, et une survivante qui veut la justice se heurte à un poste de police, à un tribunal et à une communauté qui préférerait qu'elle se taise. La Fondation aide les femmes survivantes de violences sexistes à les signaler aux autorités, leur apporte un soutien juridique tout au long de la procédure et un accompagnement psychosocial pendant qu'elle dure. Le but est qu'elle revienne dans sa communauté avec ses droits rétablis, pas avec un secret.

Connaître ses droits
La plupart des femmes avec qui RWH travaille n'ont jamais su ce que dit la loi sur leur terre, leur mariage, leurs enfants ou leur salaire. Le Centre pour femmes offre des conseils juridiques à côté de ses cours, et l'objectif affiché de RWH depuis le début est d'aider les femmes à connaître leurs droits et leurs responsabilités dans leur communauté. Une femme qui connaît la loi peut s'en servir.

Changer ce qu'un village attend
La Coopérative a commencé comme une organisation exclusivement féminine. Elle s'est ouverte aux hommes parce que, selon les mots de RWH, pour que les femmes s'épanouissent, le soutien mutuel et la coopération avec les hommes de la communauté sont importants, et beaucoup d'hommes voulaient adhérer. Elle vise aujourd'hui une représentation égale. La Fondation travaille avec des communautés entières sur la cohabitation pacifique et le respect mutuel, parce que les droits d'une femme ne sont protégés que si ses voisins les reconnaissent.

Reconnaissance
Le travail de Marcelline Budza pour les femmes d'Idjwi a été reconnu par le Robert Burns Humanitarian Award (Écosse, 2017), le Prix des droits de l'homme de la République française (2019), le Prix des droits humains de l'Université d'Oslo (2020), le Public Peace Prize (2020) et le Prix polonais Sérgio Vieira de Mello (2024). Le montant du prix français a construit le Centre pour femmes.